Pourpre sur sang
De l'homme nait des fleurs éphémères
De la bête qui meurt l'éternité du souvenir...
Du cercle de l'arène à celui de l'horloge
Un seul c½ur qui bat pour tous
Un seul livre dont le terme
Est un c½ur qui s'arrête
Encre rouge sur sable dorée
Le souffle chaud de la mort
Est un manteau de silence
Sur un monde suspendu à l'épée
Donner à l'ombre la mort qu'elle mérite
Chair de ténèbres dont chaque mot chante la vie
Toro un instant encore dressé dans le jour
L'homme et la bête se rassemble
S'unissent pour que l'un vive
Et l'autre demeure
Celui qui tombe avec mes larmes
Je le retiens
Et dans chacune des respirations
Dans chaque battement des mains
Qu'il a fait naitre...
C'est son nom qui s'écrit dans l'arène.




